|
|
 |
|
Gros Plan sur un Lieu près de chez vous |
| |
|
|
|  | Il faut certains efforts d’imagination pour identifier Saint-Planchers avec Saint Pancrace, patron de la Commune. Au XIVe siècle, on disait Pancratins ou Pancertins, Planchertins. Plus tard, Blanchais, Blanchat, Planchar, Crampas… pour arriver enfin à Saint-Planchers. Les registres de délibérations du Conseil Municipal, en l’an III, nous font même faire connaissance avec Planchers, mais le mot Saint ne tarda pas à reprendre sa place. Trois rivières partagent la commune en deux groupes de hauteurs, formant deux lignes de collines arrondies à peine sectionnés par quelques petits vallonnements transversaux. Ces collines s’abaissent graduellement en s’approchant de la mer. Des trois cours d’eau qui arrosent Saint-Planchers, le Bosq est le plus important, mais il ne touche la commune que sur une très faible partie de son cours. La Trillerie est un petit ruisseau sans importance qui se faufile avec peine au fond d’une vallée boisée. Il ne sort d’ailleurs pas des limites de la Commune. La Sesque, Saigne ou encore Seigne, prend sa source à la Beslière et se jette à Saint-Pair-Sur-Mer. L’église remonte à l’époque Romane, mais elle a été réparée et légèrement modifiée à diverses époques. L’origine de la Commune est très ancienne. En 1242, Jeanne de Saint-Planchers donna aux moines du Mont Saint Michel, l’église, le patronage de Saint-Planchers, et le manoir de l’Oisillerie qui était antérieurement un prieuré. La redevance de Saint-Planchers au Mont Saint Michel était au XIIe siècle de deux charges de lin et de chanvre avec 28 livres. La Révolution n’eut pas grand écho dans la commune, le prêtre resta a Saint Planchers, l’église ne fut pas détériorée. La municipalité délivrait de brillants certificats de civisme à toute réquisition. Saint-Planchers n’eut pas à souffrir de la Chouannerie ; l’armée des Chouans n’y vint pas. Cependant, les chevaux, les voitures, du blé et du fourrage, furent réquisitionnés pour la place de Granville. La superficie de Saint-Planchers est de 1 162ha et la population avoisine les 1 200 habitants. Cette commune, jumelée avec « Longchaumois » dans le Jura, dispose de cinq classes (deux maternelles et trois primaires) et de deux associations ouvertes aux publics à savoir, l’Association du Gai Jeudi et le Club de Gymnastique Volontaire. |
|  |  |
- Un peu d’histoire: Saint-Pair est l’une des plus anciennes cités de la région, qui s’appelait autrefois « Sessiac » (viendrait de Sessis, déesse des semailles ?). Sous l’occupation romaine, Sessiac (ou Scissy) devient « Fanum Martis » (temple de Mars). Le vocable actuel est dérivé de Saint-Paterne. En effet, plusieurs ermites sont venus se retirer en ce lieu, proche de la fameuse forêt de Scissy qui s’étendait sur une grande partie de l’actuelle baie du Mont-Saint-Michel, et dont la légende raconte qu’elle aurait disparu en 709, détruite par un gigantesque raz-de-marée.. Le premier d’entre eux fut Saint Gaud, vers 480. Puis vinrent Saint Paterne (ou Saint Pair), accompagné de Saint Scubilion . Saint Pair fit construire en 540, le monastère de Scissy, détruit vers 919. Leur succédèrent Saint Senier et Saint Aroaste. En 1022, ce territoire constitué en Baronnie, fut cédé par le Duc Richard II à l’Abbaye du Mont-Saint-Michel. Ces terres représentaient 47 paroisses, comprises entre la Vanlée au nord, et le Thar au sud. Le développement de la ville de Granville consacrera par la suite le déclin de Saint-Pair. Il faudra attendre le XIXème siècle et l’essor de la pratique des « bains de mer », pour connaître un renouveau. C’est en 1906 que le conseil municipal adoptera la dénomination actuelle, « Saint-Pair-Sur-Mer ». - Le patrimoine : De son passé religieux, Saint-Pair possède : - son église, de style roman, construite au XIIème siècle à l’emplacement de l’ancien monastère. Remaniée au XV° siècle, elle a été agrandie en 1877 (nef de style néogothique). - l’église de Kairon qui à l’origine était une simple chapelle,appelée « Notre Dame du Monastère ». - la Chapelle Sainte-Anne, édifiée au XIIIème siècle, reconstruite au XIXème siècle. - l’Oratoire Saint-Gaud, de construction ancienne (XIIIème siècle ?), reconstruit au XVIIème siècle. - le Prieuré Saint-Michel, chapelle prieurale des bénédictins du Mont-Saint-Michel au XIIIème siècle, converti en presbytère au XIVème siècle. Cet édifice est maintenant une propriété privée. - de construction plus récente (fin XIXème, début XXème), le Carmel. L’activité balnéaire s’est accompagnée, fin XIème, début XXème, de la construction de nombreuses villas dont l’architecture est très représentative de cette époque. C’est aussi à cette période (vers 1900) que le casino a été construit. L’arrivée du chemin de fer en 1908 a amené la construction d’une petite gare. Cet immeuble a été réaménagé récemment, et abrite désormais la Médiathèque de Saint-Pair. - La Commune : D’une superficie de 14 km 2, elle comprend deux bourgs (Saint-Pair et Kairon) et de nombreux villages ou hameaux. Elle connaît depuis quelques années, une expansion démographique considérable : la population est ainsi passée de 1835 personnes au recensement de 1968, à 3616 personnes en 1999 (source Insée), évolution très favorable qui permet de bénéficier sur place de la plupart des services. Mais Saint-Pair a aussi une vocation touristique certaine, sa population étant multipliée par 3 ou 4 pendant la période estivale. Sa vocation économique est appelée à se développer sans aucun doute le long de l’axe Granville-Avranches, donnant ainsi à Saint-Pair un véritable pôle économique. D’importants travaux ont permis, il y a cinq ans, de reconfigurer complètement le cœur de bourg, quelques années après la construction de la nouvelle école Anne Frank. La vie associative est très active dans la Commune, représentée par une trentaine d’associations. - Les projets : Deux grands projets sont en cours d’élabor ation : 1° - Une maison de retraite de 66 lits (dont 12 Alzeimer et 6 « accueil temporaire ») et 10 « accueil jour ». Ce projet a été entériné, et devrait être réalisé prochainement (horizon 2008). 2° - Un centre multi-accueil pour enfants (crèche, garderie) sur le site de l’ancienne colonie de vacances de la Vigie ; ce projet est actuellement en phase d’étude de faisabilité. |
|
|  |  Crédit photo T.SENI |
JULLOUVILLE est une commune récente, elle émane de la partie littorale de Bouillon, commune rurale située sur un promontoire, entre Saint-Pair sur Mer, Saint-Michel des Loups et Carolles. Elle est traversée par le Thar et dispose d’un élément naturel remarquable, la Mare de Bouillon. JULLOUVILLE est composée d’une part, de villages ruraux tels que Les-Eaux, Le Hamel, Groussey…sur le littoral Edenville. La plage de Bouillon et ses mielles, dune composée de sable apportée par la mer, a séduit Monsieur JULLOU, qui en a acheté quarante hectares sur le front de mer en 1876. Bientôt des constructions aparaissent, et JULLOUVILLE les Pins, station balnéaire commence à éclore. En 1951, la commune s’appellera BOUILLON-JULLOUVILLE. En 1972, les communes de Saint-Pair sur Mer, Bouillon-Jullouville, Saint-Michel des Loups et Carolles s’associent pour tenter de mieux gérer le potentiel touristique. La « grande commune » s’installe dans l’actuel hôtel de ville en 1975 à JULLOUVILLE.
Actuellement, la commune de JULLOUVILLE associée à Saint-Michel des Loups a rejoint la Communauté de Communes du Pays Granvillais en 2001, mais paradoxalement, Saint-Michel des Loups appartient toujours au canton de Sartilly. Saint-Michel des Loups dont Monsieur JULLOU fut conseiller municipal en 1874, est une commune rurale, à quelques pas de la mer. Sa caractéristique naturelle est la lande qui s’étend sur sept cent hectares, en une large cuvette granitique, imperméable et marécageuse. La forêt de la commune appartenait à l’Abbaye du Mont-Saint-Michel, elle en récupérera une partie au 19ème siècle. Elle inspira longtemps de la frayeur, l’aménagement de ses chemins l’a rendu plus accessible, tout en lui conservant son charme et son mystère avec les légendes sur la présence du diable qui s’y rattachent ! |
|
|  | Face à l’archipel des îles Chausey, Donville-Les-Bains est une commune classée station balnéaire depuis 1962, mais en fait, sa dénomination date de 1907. La diversité constitue un des charmes les plus caractéristiques de la commune. Limitée à l’ouest par la mer; à l’est, par la rivière Le Boscq, elle est partagée en deux parties quasiment égales par la route de Coutances. Sans doute, dans des temps anciens, un monastère a-t-il existé à Donville près de l’actuelle église Saint Clair. La découverte de vestiges en a persuadé les historiens. Une descendante de Guillaume Longue Epée, 2ème duc de Normandie : Jeanne, fût dame de Donville, de Granville et de St Pair. Au XIII ème siècle, les dames blanches de l’abbaye de Mortain furent propriétaires de l’église de Donville et de sept pêcheries. En 1793, les donvillais eurent à faire face aux réquisitions de matériel, de chevaux et de vivres des Vendéens qui assiégèrent Granville. Mais, pour découvrir la commune mieux vaut la parcourir : - Le côté mer : au sud, Donville commence à La Pointe du Lude. Venant de Granville, on suit le pittoresque chemin des Douaniers qui longe le jardin Christian Dior, on domine la mer, les plages, on aperçoit les Iles Chausey, on respire l’air marin fortement iodé. Nous sommes sur la falaise à 30 mètres de hauteur ! Pour arriver à la plage, il suffit de suivre vers le nord le chemin des douaniers qui descend jusqu’à la digue promenade. Parcourir la digue dans la journée, ou le soir lorsqu’elle est illuminée, est une promenade appréciée. A son extrémité s’élève l’Ermitage, aujourd’hui résidence autrefois hôtel de standing. Derrière, vous découvrez le bowling et le terrain de camping intercommunal de l’Ermitage. De la plage, plusieurs escaliers permettent de remonter sur la falaise mais vous pouvez poursuivre la promenade en front de mer en prenant le chemin de la Rafale. Il longe l’héliport de la Sécurité Civile et permet de gagner le Champ de Courses et le camping l’Oasis de la Plage. A la hauteur de l’hippodrome, vous découvrirez les mielles (marais autrefois battus par la mer, il y avait un petit havre). Si la mer est basse, remarquez sur la grève les pieux servant à l’élevage des moules (bouchots) ou mytiliculture. Vous êtes à la limite nord de la commune. Si vous continuez votre chemin vers Bréville, vous atteindrez le terrain de golf. Pour découvrir le « Vieux Donville » avec son ancienne église Saint-Clair et son vieux cimetière, remontez la rue Pasteur après l’usine des eaux. Il est fort probable que l’église primitive ait été construite sur l’emplacement d’une villa romaine, les différentes trouvailles sur le site étayent cette hypothèse (amphores, murs en briques …) Au début de la rue de la vieille église, après avoir longé cet édifice du XIIIème, rénové, autrefois léché par les vagues, et l’ancien presbytère, bifurquez à droite rue de l’Observatoire – pourquoi ce nom ? Parce qu’en 1884, Monsieur Lucien Rudaux, membre de la Société Astronomique de France, installa un observatoire pour étudier les planètes et y travailla jusqu’en 1947. Vous ne verrez plus la coupole, mais un petit bâtiment existe encore. Le père de l’astronome, Edmond Rudaux, qui a aussi illustré les grands auteurs de son temps : George Sand, Gustave Flaubert, Emile Zola, Gérard de Nerval, a laissé quelques toiles originales. L’une d’entre elles se trouve à la mairie de Donville. Vous avez gagné la route de Coutances, artère principale de Donville, découvrez donc le côté campagne - Le côté terre : Au nord, la haute stature du château d’eau orné d’une fresque picturale ayant pour thème : la pêche à pied, le massif dunaire, la mer et les bisquines. Du rond point qui évoque également l’élément marin, une route conduit à Yquelon après avoir franchi la rivière Le Boscq. Cette route sera doublée cette année par une voie nouvelle qui améliorera la sécurité. Au début de cette rue, le plan d’eau municipal attend les passionnés de pêche à la ligne. Là s’étendait une carrière. L’exploitation des carrières de quartz et d’argile fût, avec les briqueteries et les corderies une activité importante de Donville en dehors de l’aspect maritime : la pêche. En contrebas de la rue de la Passardière, sont construits les nouveaux quartiers de Donville, La Fougeraie, La Passardière, La Chênaie, etc … Plus au nord, c’est la zone artisanale. A quelques centaines de mètres, au bord de la rue de la Pierre Aiguë, se dresse une pierre en forme de fer de lance. Cette masse de roche se trouve dans une propriété privée. Menhir ? Jalon ou pierre militaire ? Là passait la voie romaine qui allait de COSEDIA (Coutances) à SESSIAC (Saint- Pair) |
|  |  |
D’une superficie de 200 ha, la commune d’Yquelon est située entre Donville les Bains, Anctovillesur Boscq, St Planchers, Granville, au sud de la rivière le « Boscq ». Yquelon était situé sur le chemin Montois, qui venant du Mont-Saint-Michel passait par Saint-Pair-sur-Mer et continuait vers Cherbourg. Yquelon serait d’origine scandinave et s’appelait « Ikelum » en 1162 ce qui signifiait « Bois de chêne ». Par la suite « Ikelum »se transforma en Hiquelon, Ikelon puis Ichelon et à nouveau Hiquelon. L’orthographe actuelle apparut en 1280. La paroisse d’Yquelon appartenait à l’archidiocèse de Coutances et au doyenné de Saint Pair et faisait partie de la baronnie de Saint-Pair-sur-Mer, propriété du Mont-Saint-Michel depuis la donation faite par Richard II, Duc de Normandie vers 1022. Le seigneur du lieu Rogérius de Ikelum apposa sa signature au bas de deux grandes chartes de l’abbaye de La Lucerne en 1162. C’est aussi à cette époque (XIIème siècle) que date la construction de notre église romane. D’une commune rurale, Yquelon est devenue une commune semi-urbaine. La création d’un réseau d’assainissement en 1982 a permis une expansion importante de la commune. Une zone artisanale et commerciale s’est développée route de Villedieu et Avenue de l’Europe. En 40 ans la population a plus que doublé. On est passé de 398 habitants en 1962 à 989 en 1999 (dernier recensement). La population actuelle est évaluée à un peu plus de 1 000 habitants. En 1992 un regroupement pédagogique (RPI) a été créé avec la commune de Longueville (du canton de Bréhal). Ce RPI est composé de huit classes (2 à Longueville, 6 à Yquelon). Sept associations (Amicale yquelonnaise du 3ème âge, anciens combattants, APE du RPI, comité des fêtes, détente yquelonnaise, drôles de dames, les chasseurs) forment le tissu vivant et un lien entre les yquelonnais. Une zone détente et loisirs est en phase d’être terminée. La commune vient de terminer son PLU (Plan Local d’Urbanisme). La 1ère phase des bassins d’orages ne saurait tarder à commencer. |
|
|  | Avec environ 400 habitants pour 820 ha, Saint-Aubin-des-Préaux est une commune rurale limitrophe de Saint-Pair-sur-Mer et Saint-Planchers. Si la vie a su y rester douce, c’est sans doute parce qu’au-delà de l’attrait de sa campagne proche de la mer, il règne dans ce havre de paix une formidable solidarité. La singularité de ce village-là réside bel et bien dans ses hommes ! Son budget ne lui permettant pas de recourir à des employés communaux, Saint-Aubin a pris la saine habitude de retrousser ses manches. C’est ainsi que le maire ou ses adjoints n’hésitent pas à reboucher eux-mêmes un trou dans une route ou isoler un toit. Le maître mot, ici, c’est la solidarité. Le plus bel exemple est sûrement le groupement pédagogique intercommunal mis en place avec Saint-Pierre-Langers afin de sauver l’école. Deux classes ont ainsi vu le jour, réunissant 40 élèves, de la grande section maternelle au CM2. Toute l’équipe municipale s’est mobilisée pour que ses enfants ne manquent de rien. Ils ont accès à une cantine où la cuisinière leur prépare des repas avec des produits frais qu’elle achète elle-même, bénéficient d’une garderie de 7h30 à 19h00 et d’un service de cars. Daniel Huet, maire de la commune, est très attaché à cette dimension humaine : « L’école est une priorité pour nous et la solidarité est essentielle, si nous ne voulons pas nous transformer en cité dortoir...» En effet, c’est M. Hulin, son 1er adjoint, qui fait les courses pour fournir le goûter aux jeunes élèves, ou encore M. Deshogues, conseiller municipal et menuisier, qui a fabriqué les meubles informatiques. Cinq entreprises artisanales ont choisi de l’implanter à Saint-Aubin (deux menuisiers, un maçon, un électricien et un plombier), tout comme l’usine CEO de traitement des eaux distribuées à Granville ou encore le camping Lézeaux, réparti sur Saint-Pair et la commune, où il a son siège social. Saint-Aubin compte aussi cinq associations très dynamiques : le Comité des fêtes, l’Amicale des retraités, les Arts et loisirs, les Anciens combattants et la Société intercommunale de la Vallée du Thar. Chaque fois que l’une d’elles organise une manifestation, tout le monde répond présent et s’implique avec enthousiasme. La mairie, superbe bâtiment encadré par son école et l’église au clocher classé aux Monuments Historiques, est en cours de réhabilitation. Tout est remis aux normes et une extension est en cours de construction sur son arrière. L’ensemble devrait être achevé fin 2008, l’occasion pour les Saint-Aubinais de se réunir dans une bonne humeur qui fait toute la différence !
|
|  |  |
D’une superficie totale de 215 ha, la commune d’Anctoville-sur-Boscq, située géographiquement entre Saint-Planchers et Yquelon [voir notre plan], comptait 523 habitants recensés en 2002. Sous l’impulsion de son Maire, Louis LAGOUGE, Anctoville a rejoint la Communauté de Communes du Pays Granvillais en janvier 2002. Les Conseillers communautaires, outre M.LAGOUGE qui est vice-président de la C.C.P.G sont MM. Rémi JEHAN, Michel FAVE, Raymond LEROYER et Fabrice POULAIN. Un peu d’Histoire… Etymologiquement, Anctoville signifie « exploitation agricole d’Anquetil ». Le Boscq, cours d’eau côtier traversant la commune n’a donné son nom à la commune qu’à partir de 1947. La toponymie nous renseigne sur les noms successivement attribués à la commune : Anschetevilla (cartulaire du Mont Saint Michel) en 1155, puis Anquetovilla en 1248 et Anquetoville en 1398. Deux grandes familles ont, semble-t-il, marqué la vie de la commune : les Anquetoville dont l’existence remonte au Xvème siècle, et les Carbonnel qui ont habité la commune de 1598 à 1789. Les terres d’Anctoville ont par ailleurs appartenu au négociant et armateur Jacques LE CAMPION (1767 – 1843), dont le fils fut maire de Granville de 1854 à 1861. La forte progression de la population de la commune d’Anctoville – on dénombrait 98 habitants en 1970, 178 en 1982, 434 lors du recensement de 1999 et 523 au recensement intermédiaire de 2002 – confirme l’attrait du Pays Granvillais. Les constructions récentes de maisons individuelles témoignent d’ailleurs de ce dynamisme. A ce jour, la commune compte une centaine d’enfants de moins de 12 ans. Située directement à proximité de Granville, la Commune d’Anctoville bénéficie d’un patrimoine bâti et naturel à découvrir : l’Eglise Saint-Martin [notre photo] restaurée en 1983 et dont l’édifice date essentiellement du XVIIIème siècle ; un cadre rural préservé à découvrir à pieds, à cheval ou en VTT via des chemins de randonnée au charme bucolique… La vie communale est par ailleurs ponctuée par des manifestations annuelles, à savoir la fête champêtre chaque deuxième dimanche de juillet, la brocante du 15 août et la crêche vivante organisée tous les deux ans. Le tissu associatif est enfin composé du Comité des fêtes, d’Anctoville Environnement, de la société de chasse, de la communauté-relais de la paroisse Saint-Clément et de l’association des anciens combattants. |
|
|  | Granville doit son nom à ses premiers occupants après les Vikings : la famille GRANT. Guillaume LE CONQUERANT demanda son aide en 1066 et, en récompense de sa fidélité pendant la conquête de la Grande Bretagne, lui attribua des terres. En 1230, faute de descendant mâle, la famille GRANT s’unit avec le seigneur d’ARGOUGES (de Gratot, près de Coutances) qui, lui, n’habita jamais à Granville.
Au XIVème siècle, les Anglais conquièrent la Normandie à l’exception du Mont-Saint-Michel qu’ils tentent pourtant d’investir depuis le port de Genêts. Vers 1410, Genêts n’est plus assez sûr et en 1439, l’anglais Sir Thomas SCALLES découvre la Roque de Lihou – le premier nom de Granville – l’achète à Jean d’ARGOUGES et construit une enceinte fortifiée. Il fit également creuser, en plein sein falaise, une tranchée de sept mètres de largeur sur dix-huit mètres de profondeur avec vingt mètres à la base afin que le flux montant du nord rejoigne le Boscq et la mer côté sud. Granville devint alors une île plus grande que le Mont-Saint-Michel. En 1442, les défenseurs du Mont-Saint-Michel prennent le bastion et chassent les Anglais définitivement. Charles VII, ayant compris l’intérêt stratégique de Granville, décida d'en faire une ville fortifiée et signa en 1445 une charte octroyant armoiries et exemptant d’impôts les habitants. En 1492, les Juifs chassés d’Espagne, arrivent à Granville. Interdits d’habitation au sein de la cité, ils s’installent dans les faubourgs où ils acquièrent le droit de faire commerce d’orfèvrerie et de prêter de l’argent. C’est notamment grâce à cette activité que l’armement granvillais se développe. Dès 1450, les bateaux de Granville et des environs pêchent à Terre Neuve. Au fil des siècles, Granville devient un important port morutier. Sous Louis XIV, les bateaux ont également le droit de s’armer pour s’adonner à la course. Granville en compte 70 à 80 et donne 15 amiraux à la France dont PLEVILLE-LEPELLEY, « le corsaire à la jambe de bois ».
Sous Louis XIII, les fortifications sont modifiées pour tenir compte des progrès de l’artillerie. La porte Est est déplacée ver le Sud. C’est l’actuelle Grande Porte, protégée à sa gauche par le « bastion de l’œuvre ». En 1688, Louvois, le Ministre de la guerre de Louis XIV, pensant qu’il ne pourrait faire face à une attaque par mer des Anglais et, par terre, des protestants, fit raser le parapet de l’enceinte intérieure, supprimer la deuxième enceinte et la palissade extérieure.
En 1695, les Anglais bombardèrent encore la ville : 80 maisons furent touchées et 27 à reconstruire. En 1793, lors de l’attaque vendéenne, il n’y avait pour protéger la porte au pied du rempart, qu’une butte et une palissade. Voyant la porte entrouverte, les Vendéens allaient entrer quand, du haut des remparts, des femmes précipitèrent sur eux des tonneaux de cidre. La place de l’Isthme était sauvée.
A partir des années 1850, la saison des bains attire des estivants toujours plus nombreux. Durant trois mois, Granville, se transforme en un « quartier élégant de Paris ». Le casino pour distraire et séduire son public, organise des bals tous les soirs, des concerts trois ou quatre fois par semaine et quelques représentations théâtrales au cours de l’été. Stendhal, Jules Michelet et Victor Hugo séjournent à Granville, appréciant le pittoresque de la ville et l’activité du port. La première caserne fut achevée en 1750, la seconde en 1780 et les dernières datent de la fin du XIXème siècle. A ces ouvrages militaires, les Allemands ajoutèrent des blockhaus du « Mur de l’Atlantique », depuis l’Isthme jusqu’à la pointe du Roc. Libérée sans combat le 31 juillet 1944, Granville est investie pendant quelques heures le 9 mars 1945 par les Allemands venus de Jersey encore occupée. |
| |
|
|
| |
|
|